Le bien-être épistémologique

☞ Pendant la pandémie, outre l’anxiété d’être enfermée chez moi et d’être isolée de tout contact amical ou social, j’eu un mal que je ne savais pas identifier. Le seul symptôme que j’aurais pu nommer était comme une sensation d’éponge qui craquèle à l’air libre. Puis j’ai lu cet essai qui parle de bien être épistémologique. Ça a produit un déclic.

Contenu

Paramètres du bien-être épistémologique

Pour commencer, j’offre quelques définitions. L’épistémologie est l’étude de la connaissance. Avoir un bien-être épistémologique est avoir un rapport sain à la connaissance. Mais quels éléments définissent ce type de santé? D’après l’essai de Kenneth Boyd ce serait :

  • l’accès à la vérité
  • l’accès à des sources fiables
  • l’opportunité de participer à des dialogues productifs.
    Dans cet esprit, s’engager dans une discussion enragée dans les commentaires d’un chat est une source de malaise, non seulement parce qu’il nourrit des sentiments négatifs, mais aussi parce que nous ne sommes pas dans un échange productif.

Hygiène épistémologique

Si le corps se déforme, devient paresseux et facilement maladif quand on n’en prend pas soins, qu’arrive-t-il à notre esprit. Nos connections neuronales ne sont pas utilisées, la mémoire s’efface. Les chemins formés par nos cellules nerveuses ne sont plus empruntés, la réflexion s’alourdit. Les sources sont douteuses, le cerveau peut choisir qu’il est moins angoissant de bloquer les nouvelles informations. 

Ce qu’il nous faut c’est l’équivalent d’un régime d’exercice pour notre cerveau. À quoi pourrait ressembler la salle de gym intellectuelle? Si je me fie à l’essai, il faudrait qu’elle offre l’accès à la vérité et à des sources fiables. Ma publication sur le livre Guide de l’autodéfense intellectuelle réuni des bonnes pratiques pour produire un écosystème informationnel sain.

Le dicton mens sana in corpore sano (un esprit sain dans un corps sain) nous rappelle que notre corps est partie intégrante de la santé générale de notre être et donc de notre tête. Le sport, bouger, marcher, s’étirer aide à être bien dans son corps, ne pas être malade, ne pas être raqué. Pendant les lockdowns de la pandémie on entendais aussi parler des bienfaits de la proximité des plantes pour la santé mentale. Une étude du Dr Qing Li suggère que se promener dans une forêt affecte les hormones pour réduire le risque de dépression.

Ce qui est sur c’est que se promener loin de nos écrans nos mène loin de polluants que sont les notifications, le doomscrolling et le contenu dilué dans du A.I. slop. Les machines dites I.A. (ou les LLMs) qui peuvent cracher des textes en quelques secondes et les publier sur plusieurs plateformes envahissent le champs de connaissances. La mésinformation et la désinformation se voient maximisés grâce à la démocratisation de cette technologie. Faire des choix délibérés de consommation d’information devient nécessaire afin d’entraîner notre algorithme.

J’ai parlé de notre tête, de notre corps, je voudrais parler de l’esprit. L’esprit ici voulant dire nos sensibilités spirituelles, pas précisément religieuses, mais qui se rapportent à notre rapport à nous même et à notre environnement. L’acte de création d’art, de bricolage, de construction, de concoction est profondément important. Or ce sont souvent des activités qui cessent dans notre quotidien après le primaire. Les passes-temps sont pourtant nourricières. Elle nous poussent à voir un produit finit, à ébaucher un plan, à focalisent notre attention, à terminer un produit et à l’admirer. S’il est satisfaisant, il devient une preuve concrète de succès. Une étude démontre que ces hobby si souvent considérés banaux, ont un effet au niveau même de notre ADN, améliorant notre longévité. Le meilleur argument pour préserver les arts et les humanités comme pratique dans notre quotidien. 

Un dernier point, de l’essai sur le bien-être épistémologique, que je n’ai pas encore abordé est la nécessité d’avoir une opportunité de participer à des dialogues productifs. Cet objectif peut être atteint dans le salon de classe, entre amis, dans un groupe comme un club de lecture, dans un groupchat balancé où l’objectif est l’échange et l’acquisition d’information et non le débat pour montrer qui a raison. Nous sommes des créatures sociales, nous avons tous, dans toutes les régions, créé des langues pour communiquer, il est évident que c’est une activité qui nous nourri. Il est important de cultiver une communauté .

Récapitulation

Afin de garder notre bien-être épistémologique, cette ère de l’information veut qu’on s’improvise curateurs du contenu qu’on consomme, qu’on ait un sport pour se maintenir actifs, qu’on puisse s’entourer de nature, qu’on pratique un passes-temps constructif et qu’on soigne nos liens avec famille et amis. Notre époque demande qu’on soit très conscient de notre environnement. S’assurer de cocher toutes ces cases devient un travail en soi. Je n’ai même pas pensé à couvrir la nutrition pour les fonctions cognitives du corps. Ce sera pour la prochaine fois. 

Questions & Commentaires 😄💬 Bavardons

☞ Est-ce que le bien-être épistémologique est une de tes préoccupations?

☞ Qu’est-ce qui crée le plus de malaise dans ton santé cérébrale?

☞ Y-a-t-il des changements que tu penses faire?

★ Clique l’étoile pour montrer que tu as aimé cette publication 🙏😊 ça m’encourage beaucoup. 

Leave a comment